Histoire d’une reconversion, l’interview

Histoire d’une reconversion, l’interview

– Une interview ? Moi ? Pour quoi faire ?

– Pour partager les expériences en reconversion.

Quand Céline Vassy m’a proposé cette interview, je n’ai pas réfléchi très longtemps. D’une part, Céline sait écrire, ce que j’avais constaté à plusieurs lectures de ses posts LinkedIn. D’autre part, je sentais en elle une grande sensibilité et capacité d’écoute. Enfin, partager de son parcours personnel peut servir de starting-block pour d’autres. Alors, j’ai dit oui.

Voici donc ici retranscrite le texte qu’elle a écrit et publié sur son site https://entreprendre-mindset.fr où vous pourrez lire d’autres témoignages, découvrir également son savoir-faire en matière de référencement SEO, copywriting, narration et conseils en recrutement. 

Interview Céline Vassy Claire PéhO -LaLouveDesBois

Les challenges, lorsqu’on les relève, amènent à ouvrir son horizon.

À élargir son angle de vue.

Ils modifient notre perception des choses et nous confrontent à une nouvelle réalité.

Relever un challenge, c’est réinventer ses centres d’intérêt. Son profil métier. Et indirectement qui on est. Ou tout du moins qui on paraît être.

C’est vouloir changer son image. Pour soi. Pour aller à la rencontre des autres autrement.

Avec un nouveau message.

Communiquer différemment. Justement parce qu’on peut afficher ces nouveaux centres d’intérêt. Même si en réalité, ils ont toujours existé.

C’est ce qu’a fait Claire Pého. Une femme de caractère, dotée d’une émotion à fleur de peau. Terriblement douée pour l’empathie et vous mettre à l’aise dès les premiers instants d’un échange téléphonique.

Elle a choisi d’embrasser une autre carrière que celle de l’ingénierie en chimie : elle est à présent graphiste pour le plus grand bonheur de ses clients, depuis presque dix ans.

Une révolution à 360 degrés qui n’est pas allée de soi.  

Il aura fallu des mois de joies et de doutes mêlés.

Des mois à enchaîner les formations. Et en premier, celle de designer graphique.

Acquérir les compétences indispensables à une carrière dans la communication visuelle était devenu LE point de départ de sa libération. 

Ce n’est pas toujours facile de trouver par quoi commencer quand on veut se réorienter professionnellement.

Or la vie ne se gère qu’en sachant définir ses priorités. À ce prix seulement, on peut avancer, atteindre ses objectifs.

Comme celui de s’épanouir dans ce qu’on fait.
Un métier doit faire sens pour celui, celle qui l’exerce.

S’épanouir, pour Claire signifiait donner du sens à ses missions, pour donner le meilleur d’elle-même.

Et pour cela, il fallait acquérir toujours plus de compétences.

Réussir une communication visuelle pour un client suppose de maîtriser de nombreuses techniques. Celles du print en font partie. Claire se renseigne, puis fait le choix d’une école très renommée : Graphipolis.

La formation passe comme une lettre à la poste. L’élève est douée. Elle finit major de sa promotion.

 

Claire, c’est donc la chouette histoire d’une reconversion professionnelle maîtrisée et réussie.

Celle que vous avez peut-être envie de vivre vous aussi.

Interview Céline Vassy Claire PéhO -LaLouveDesBois

Envie de suivre votre propre carnet de voyage, comme celui de Saint Exupéry qui affirme:

« Soyez déterminé, sans jamais vous écarter de vos désirs, vos chemins. »

De la détermination, elle en a Claire, à revendre.

Et pourtant, elle n’a pas toujours était attentive à cette petite voix qui voulait vivre autrement.

Vivre quelque chose qui ne se définissait pas avec des équations, des métaux lourds, et le tableau périodique des éléments.

Cette petite voix, comme bien souvent, prenait sa source dans l’enfance.

L’enfance est parfois secrète. Elle tait ses désirs. Il suffit d’un rien, un regard qui s’obscurcit, des sourcils qui se froncent, une bouche qui se pince.

Les désirs feront semblant de disparaître. L’enfant sourira, parlera de toute autre chose.

Le lycée puis la faculté tiendront le discours de la science. Un discours qui mènera Claire jusqu’à un diplôme de doctorat en chimie de surface des matériaux non organiques.

« La vie crée l’ordre, mais l’ordre ne crée pas la vie. »

Ce sera peut-être la seule fois où la doctorante ne sera pas d’accord avec Saint Exupéry.

Ordonner dans la chimie crée la vie. C’est pour cela que Claire a fait le choix d’un doctorat en chimie.

Elle réalise un premier travail salué par l’industrie qui l’emploie. Sa démarche : produire un schéma de modélisation des données qu’elle recueille avec une incroyable minutie, sans jamais se décourager. Pourtant, la tâche est complexe. Mais elle réussit. Elle fournit un outil à son équipe lui permettant de produire un métal dont la surface s’approche du zéro défaut.

Presque une quête.

Le zéro défaut, une obsession pour Claire. Son métier lui apporte beaucoup.

Humainement parlant, elle crée l’occasion de belles rencontres.

De nouvelles opportunités, notamment de carrière.

Dès lors un changement d’entreprise assumé en 2007. Elle rejoint le groupe Atlantic comme responsable technique du SAV. Ses missions tournent autour du développement de la satisfaction client. De la réalisation de bilans mensuels et de projets qualité-marketing.

Elle est immédiatement mordue par le virus du marketing dans son aspect « optimisation du parcours client ».

La gestion des SAV est une démarche importante en marketing.  Fidéliser un client et parfois moins onéreux que gagner un nouveau client.

Mais Claire s’investit trop. Elle fatigue. Beaucoup. Elle cumule une vie professionnelle intense avec son rôle de mère.

Beaucoup de femmes sont dans cette situation.

Mais la fatigue morale dans une vie professionnelle touche homme et femme.

En réalité, tous ceux qui s’éloignent de la petite voix de leur enfance.

L’histoire voudrait que justifie la reconversion de Claire, cette très jolie phrase extraite de Pilote de Guerre : « D’où suis-je ? Je suis de mon enfance. Je suis de mon enfance comme d’un pays. » Et que celle-ci soit l’élément déclencheur.

Mais l’histoire, quand on travaille, prend plutôt l’allure d’un bilan de compétences.

Pour rappel un bilan de compétences, réalisé pendant une période d’emploi, a pour objectif :

› D’analyser ses compétences personnelles et professionnelles, ses aptitudes et ses motivations ;

› De définir son projet professionnel et, le cas échéant, un projet de formation ;

› D’utiliser ses atouts comme un instrument de négociation pour un emploi, une formation ou une évolution de carrière.

 

Il est éligible au compte personnel de formation. (source: travail-emploi.gouv)

À l’âge de 37 ans,  Claire effectue donc un bilan de compétences. Elle a alors trois enfants.

Elle prend un peu le résultat comme un verdict.

Il est temps pour elle de concevoir sa vie professionnelle autrement. De se dire est-ce que je peux vivre de ce que j’aime ?

Elle aime l’art dans toutes ses déclinaisons. Pour son nouveau métier, elle aimerait qu’il réunisse deux aspects :

› La création visuelle ;
› L’écriture.

J’aimerais pouvoir écrire que faire le choix de l’entrepreneuriat est une décision simple à prendre.

En réalité, nombreux sont les freins à l’action, et même une personne aussi déterminée que Claire s’est donné le temps de la réflexion.

Parmi ces freins, on relève habituellement :

› Le manque de temps pour mettre en place son projet quand on est salarié ;
› L’apparente lourdeur des procédures administratives ;
› Le manque de développement d’un réseau ;
› La peur du risque ;
› La peur de l’échec ;
› La motivation ;
› La difficulté de concilier vie entrepreneuriale et vie de famille.

Interview Céline Vassy Claire PéhO -LaLouveDesBois

Quand on est de son enfance comme d’un pays, peut-être parvient-on à déterminer plus facilement ce qui constitue sa raison d’être.

Peut-être accepte-t’on plus facilement de chérir ses désirs d’enfants, de les caresser, les faire émerger au grand jour, sans redouter le jugement des autres.

Le pays de Claire parlait d’art. De création. Il abritait de jolis récits, l’écriture y trônait en reine incontestée des lieux. L’imagination pouvait courir, faire naître de belles images.

Le pays qui abritait l’enfance de Claire était une invitation à poser sur le monde un regard différent.

Claire déjà, y avait écrit, sur le tableau noir de son école, celle de la vie, qu’elle serait « une messagère graphique pour une communication qui fait Waouh ».

Elle avait tracé sa voie mais à voix si basse qu’elle n’avait pas su se faire entendre.

Pour ceux qui n’ont pas de notion en marketing : une communication qui fait Waouh renvoie au  marketing de l’enchantement.

Salesforce.com en donne une définition claire, que je juge tout à fait pertinente, intégrant moi aussi cette dimension du marketing dans mes prestations.

Elle vise « l’étape ultime où le client, déjà satisfait par une marque, est définitivement conquis par un produit ou un service inattendu, voire inespéré, qui dépasse toutes ses attentes.

C’est le fameux effet waouh, puissant facteur d’engagement et de fidélisation des consommateurs. »

Claire chante sa communication, avec de petits rires légers, un ton vif qui emporte.

Ses visuels crèvent l’écran, à l’instar des stars de cinéma. Elle s’est appropriée ses cours de marketing et de copywriting pour en faire une démonstration autre.

Et pour vous donner encore un peu plus envie de l’appeler, je vous livre quelques petits secrets.

Interview Céline Vassy Claire PéhO -LaLouveDesBois

Quelles expressions emploie Claire ?

Attirer les regards,

Respirer, pauser, s’alléger

Regarder, regard

Construire

Ciment

Gros murs

Déconstruire, reconstruire

Confiance, partage, espoir, sourire

Le jaune c’est la vie

L’écoute et le cœur : la base

Être raccord 

Comment je vois Claire ?

Comme quelqu’un sans cesse en mouvement, avide de tout comprendre, tout savoir de ce qui l’entoure.

Excessivement tournée vers les autres.

Puisant régulièrement dans ses ressources pour faire une pause toutefois, car l’émotion souvent la submerge. Mais elle ne la freine pas, c’est triste une émotion qu’on refoule. Ça prend aux tripes, broie la poitrine, avant d’exploser dans un face à face interne. Semant la confusion.

Et Claire a besoin de clarté. De pouvoir donner libre court à ses capacités d’analyse. Elles portent sur tout. Films, discours politiques, arts, livres, ouvrages techniques, et naturellement sciences.

Claire, c’est la recherche de l’expression juste, le mot exact, le parler franc, direct, qui touche, émeut, informe, suscite la curiosité, l’engagement.

Claire n’est que conscience, d’elle-même comme des autres , ce qui permet de faire d’une rencontre avec Claire une succession d’anecdotes à raconter le soir au coin du feu. Ou si c’est l’été,  en étant tranquillement allongé sur un transat.

Ce qui d’ailleurs est encore la meilleure solution, car Claire est une boule d’énergie. Nombreux sont les sujets sur lesquels elle rebondit. Une énergie folle, une impulsivité qui décape, mais en douceur.

Les convictions qu’elle défend

La situation de l’emploi en France, qui la préoccupe.

Notamment aux Sables-d’Olonne, où elle vit.

Claire tranche. Avec passion. Hauteur de vue et recul cependant.

« Bien sûr que la préservation des ressources et de la biodiversité sont essentielles ! C’est la priorité de toutes les priorités !

Il faut donc changer les choses pour que les choses changent. Et donc commencer par ce qui crée le déséquilibre : arrêter la surproduction, le sur-emballage, la toxicité chimique alimentaire, respecter les saisons, revenir à une alimentation locale et de saison…

Nous pouvons tous le faire à notre échelle et c’est important pour créer un effet de masse. Les États, eux, devraient foncer là-dedans. Chaque décision politique devrait se faire d’abord en regardant l’aspect écologique : éducation, industrie, social… tout !

Car l’écologie n’est pas un sujet politique, ni un parti. C’est un droit fondamental. »

Un dernier point de vue de Claire pour la route. Celle que vous allez prendre pour un marketing d’enchantement.

« L’éducation, l’apprentissage :  la définition de l’intelligence. »

Interview Céline Vassy Claire PéhO -LaLouveDesBois

Son relationnel avec les autres

Un ton à la fois léger et grave.

Ses mots pour parler de ses relations : « Échanger, papoter, partager. Voir l’avenir ensemble. Le construire ensemble. »

Une volonté perpétuelle de sourire. Afficher de la gaité. Booster.

« C’est la base, sourire. On ne sourit pas parce qu’on est heureux, on est heureux parce qu’on sourit. »

Un discours riche, intense, bouleversant. Mettant à mal les idées reçues. Inscrit dans une volonté d’ouverture et d’écoute. D’échange pour apprendre.

Une idée qu’elle défend : n’écouter que soi, son instinct. Se libérer des jugements issus des peurs d’autrui !

Une citation qui lui est chère : la Cid de Corneille « À vaincre sans péril on triomphe sans gloire ».

Vous qui ferez appel à elle, comment pourrez-vous la voir ?

Claire ne ment pas, ne triche pas. Elle est éprise d’authenticité.

Elle est douée de sérendipité… Oui c’est un don, une force. Elle n’est possible que lorsque l’on déploie une hypersensibilité au monde.

La sérendipité demande un esprit préparé, une disponibilité intellectuelle.

Or Claire base toute sa force sur la compréhension et l’apprentissage.

 

Comment elle pourra vous voir

Comme quelqu’un à qui elle pourra tout donner, comme si votre entreprise était la sienne.

Vous pouvez prendre connaissance du travail de Claire sur son site.

Interview Céline Vassy Claire PéhO -LaLouveDesBois

Merci Céline pour ton écoute, la justesse de ta retranscription de mes propos, tes recherches à retrouver mes mots disséminés dans les différents posts du challenge Refer sur LinkedIn.

Merci de ta bienveillance. Je te souhaite de nombreuses interviews heureuses et des projets en pagaille.

 

Signature Claire de La Louve des Bois

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