Quark, InDesign, Affinity : la vraie question n’est pas le logiciel
En 1995, Quark XPress régnait sur 95% du marché
Monopolistique. Cher. Et tellement sûr de lui qu'il a arrêté d'écouter.
En moins de dix ans, Quark est passé de 95% à 25% de parts de marché. Pas à cause d'un logiciel meilleur techniquement, à cause d'un coup de génie commercial.
2003 : Adobe change les règles du jeu
InDesign, bundlé avec Photoshop et Illustrator, pour moins cher que Quark seul. Les maquettistes ont compris d'un coup ce que ça changeait : corriger une image, créer un logo vectoriel et mettre en page un livre, dans un seul écosystème. Plus de trajet infernal entre trois logiciels qui ne se parlent pas. Un vrai flux de travail.
Ce n'était pas juste une question de prix. C'était la fin d'un cauchemar de compatibilité que tous les maquettistes de l'époque ont connu.
Aujourd'hui, Affinity recommence le même coup
Des produits solides, des prix justes, pas d'abonnement mensuel qui saigne le compte en banque chaque mois. Les éditeurs et les indépendants regardent, et beaucoup commencent à tester — surtout ceux qui, comme moi, n'aiment pas payer indéfiniment pour un outil.
Je maîtrise les trois logiciels
Je suis curieuse, j'aime tester, comparer, comprendre pourquoi un outil prend le dessus sur un autre.
Quark ne m'a jamais vraiment séduite : un peu trop laborieux, un peu trop rigide.
Adobe a apporté la fluidité qui manquait, pour travailler mieux et plus vite.
Affinity a repris cette fluidité en y ajoutant du confort et sans abonnement, ça n'a clairement pas de prix.
Mais pour un éditeur, la vraie question n'est pas technologique
Elle est ailleurs : qu'est-ce que ce logiciel me permet de faire avec le papier et le texte ?
Un bon maquettiste voit au-delà des interfaces. Il voit l'espace blanc. Il sait où laisser respirer une page. Il comprend que deux millimètres de plus entre deux lignes changent toute la lecture. Il sait que certaines typographies font fuir les yeux, et que d'autres les retiennent.
Ce n'est pas XPress, InDesign ou Affinity qui sait tout ça. C'est le regard derrière l'outil.
L'outil change d'une décennie à l'autre. La compétence, elle, grandit.
Cerise sur le gâteau
Que votre manuscrit finisse en InDesign ou en Affinity Publisher, ça ne change rien à l'essentiel : une maquette qui aide à la lecture, qui respire au bon endroit, et qui donne envie de tourner la page suivante.
Parlons de la mise en page de votre livre.
Claire, La Louve des Bois.